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samedi, septembre 27, 2008

If BS were currency, Palin could bail out Wall Street herself



Une des forces que je reconnais à la candidate à la vice-présidence des USA, Sarah Palin c'est son côté drôle malgré elle. Passés l'effet de surprise de sa nomination et les inquiétudes qu'elle pourrait récupérer à son profit les intentions de vote du sénateur de New York Hillary Clinton, on en sait un peu plus sur le gouverneur de l'Alaska, état aux confins du Nord Ouest américain peuplé de près de 680 000 âmes.

Notre amie Sarah, partisante du port des armes et de la lutte contre l'avortement (même en cas de viol ou d'inceste) a quelques casseroles derrière elle (Google vous en dira plus que moi à ce sujet). Je ne les détaillerai pas ici car ce n'est pas ce qui m'amuse le plus chez elle. 3 semaines après la convention républicaine où force est de reconnaître que sa prestation avait été plus qu'honorable, notre chère Sarah Palin inquiète par le nombre d'inepties qu'elle a pu débiter au long de ses (rares) entretiens avec la presse. Comme nos amis républicains ne pouvaient décidément la cacher trop longtemps il a bien fallu qu'elle parle à la presse et il en résulte qu'elle s'emmêle un peu les fiches. Extraits choisis de l'article de Fareed Zakaria dans le Newsweek de cette semaine:
"CBS's Katie Couric questioned her in her trademark sympathetic style. It didn't help. When asked how living in the state closest to Russia gave her foreign-policy experience, Palin responded thus:

"It's very important when you consider even national-security issues with Russia as Putin rears his head and comes into the airspace of the United States of America. Where—where do they go? It's Alaska. It's just right over the border. It is from Alaska that we send those out to make sure that an eye is being kept on this very powerful nation, Russia, because they are right there. They are right next to—to our state."

En clair, parce que pour se rendre aux USA les Russes survolent l'Alaska, cela confère au gouverneur de cet état proche de la Russie (par l'Ouest) une expérience en politique étrangère. Vous avez tout suivi? Soit vous êtes en train de pouffer de rire, soit vous vous demandez si vous avez la berlue, mais en tous les cas vous avez bien lu. Le florilège de conneries ne s'arrête pas là pour notre plus grand désespoir.

"COURIC: Why isn't it better, Governor Palin, to spend $700 billion helping middle-class families who are struggling with health care, housing, gas and groceries; allow them to spend more and put more money into the economy instead of helping these big financial institutions that played a role in creating this mess?

PALIN: That's why I say I, like every American I'm speaking with, were ill about this position that we have been put in where it is the taxpayers looking to bail out. But ultimately, what the bailout does is help those who are concerned about the health-care reform that is needed to help shore up our economy, helping the—it's got to be all about job creation, too, shoring up our economy and putting it back on the right track. So health-care reform and reducing taxes and reining in spending has got to accompany tax reductions and tax relief for Americans. And trade, we've got to see trade as opportunity, not as a competitive, scary thing. But one in five jobs being created in the trade sector today, we've got to look at that as more opportunity. All those things under the umbrella of job creation. This bailout is a part of that."

Euh ??? Elle est sérieuse là? @&!!§ does that mean? Stop ou encore? Quand la journaliste Katie Couric lui indique que les sondages donnent un léger avantage à Barack Obama en raison de la crise financière, Sarah Palin a une réponse toute trouvée :

I’m not looking at poll numbers. What I think Americans at the end of the day are going to be able to go back and look at track records and see who’s more apt to be talking about solutions and wishing for and hoping for solutions for some opportunity to change, and who’s actually done it?

Exprimer des réserves sur les capacités et qualifications de Palin c'est courir le risque de se voir taxer d'anti-féministe. Etant femme, je cours ce risque :) Et visiblement je ne suis pas la seule si j'en crois la tribune de Kathleen Parker intitulée "Palin Problem : she's out of her league" parue il y a quelques jours La charge est sans appel :
dans la très conservatrice National Review Online.

"Quick study or not, she doesn’t know enough about economics and foreign policy to make Americans comfortable with a President Palin should conditions warrant her promotion. (...) Like so many women, I’ve been pulling for Palin, wishing her the best, hoping she will perform brilliantly. I’ve also noticed that I watch her interviews with the held breath of an anxious parent, my finger poised over the mute button in case it gets too painful. Unfortunately, it often does. My cringe reflex is exhausted. Palin filibusters. She repeats words, filling space with deadwood. Cut the verbiage and there’s not much content there."

On pourrait en sourire, mais cela en est presque inquiétant car l'Américain moyen saura t'il reconnaître dans ce défilé de mots-clés énoncés de manière assurée le creux des idées et l'absence de suite dans celles-ci? Pas sûr...

Que faire? Mc Cain ne pouvant que se mordre les doigts à défaut de se dédire pourrait avec d'autres convaincre la dame de se retirer de cette course noble pour son pays pour s'occuper de ce qui est encore plus cher que la nation c'est à dire la famille. Elle en retirerait un crédit inestimable et nous épargnerait de bonnes bouffées de rire. Allez Sarah, rendez-vous Vendredi pour le débat des VP, je suis sûre qu'on va bien se marrer. Et pour ceux qui pensent qu'elle tient la comparaison avec Hillary Clinton, je leur répondrais juste une chose : please!

Cheers

L.

1 comments:

Anonyme a dit…

A voir absolument: les sketches qu'a realise l'emission 'saturday night live' (SNL) avec Tina Fey qui incarne Palin a la perfection (sur youtube ou nbc.com)! Le pire est qu'il y a des extraits entiers ou elle ne fait que repeter ce que Palin a sorti a Couric. Hilarious and scary! Meme Giuliani detourne la question quand ont lui demande s'il pense qu'elle est capable d'etre president... A voir aussi, la conference de presse pailin/clinton version SNL. Malheureusement, elle represente assez bien l'americain moyen, jamais sorti de son petit bled, n'a aucune idee de ce qui se passe dans le reste du monde et ne voit pas plus loin que le bout de son nez...Pourvu que l'economie americaine continue a souffrir jusqu'au 4 Novembre; c'est a mon avis le seul argument qui pousserait les amerlocs moyens a voter pour un president noir...
Amina.
ps: tu vois que je lis ton blog de temps en temps ;)