Musings on Africa, Politics, Technology, Love, Life and Trifles...

|| Em@il me lymani_at_hotmail dot com ||

lundi, février 26, 2007

You know you live in South Africa when....

  • "You produce a R100 note instead of your driver’s licence when stopped by a traffic officer
  • You can do your monthly shopping on the pavement
  • You have to hire a security guard whenever you park your car
  • You can count the national soccer team’s scores with no fingers
  • To get free electricity you have to pay a connection fee of R750
  • Hijacking cars is a profession
  • You can pay your tuition fees by holding up a sign at a traffic light
  • The petrol in your tank may be worth more than your car
  • “Just Now” can mean anything from a minute to a month
  • You continue to wait after a traffic light has turned to green to make way for taxis travelling in the opposite direction
  • Travelling at 120 km/h you’re the slowest car on the highway
  • You’re genuinely and pleasantly surprised whenever you find your car parked where you left it
  • A bullet train is being introduced but we can’t fix potholes
  • The last time you visited the coast you paid more in speeding fines and road toll fees than you did for the entire holiday
  • You paint your car’s registration number on the roof
  • Only half of your mail is guaranteed to reach its destination
  • You have to take your own linen with you if you are admitted to a government hospital
  • Prisoners go on strike"

Merci à J.S pour ce post marrant sur le blog South Africa; certains exemples me transportent loin du sud de l'Afrique et sont à n'en point douter commun à nombre de nos pays. Et pendant ce temps...

dimanche, février 25, 2007

Citation du jour 25-02-2007

"La persévérance est un talisman pour la vie"

samedi, février 17, 2007

Chine-Afrique : vers une recolonisation possible?

Chine-Afrique : on en reparle sur les forums tels que ceux d'Angel Africa ou sur les blogs. Les questions en toile de fond restent les mêmes: doit-on voir en cette aide une manne providentielle pour l'Afrique? Y'a t'il une nouvelle donne avec les relations sino-africaines? Celle qui agite la blogosphère se résume ainsi : l'aide de la Chine représente t'elle une nouvelle forme d'impérialisme pour l'Afrique? Quelques points de vue intéréssants: (via AfricaWorks)
  • celui du journaliste William Gumede, éditeur associé du journal Africa Confidential. Dans son article intitulé "Don't Condemn Africa to Underdevelopment", il présente les deux versants de ces relations sino-africaines qui ne semblent pas aussi limpides qu'il y parait. Côté pile, le Chine promet de doubler son aide aux états Africains d'ici à 2009 pendant que l'Europe et les Etats-Unis en sont aux réductions des montants dévolus à l'aide au développement. L'intérêt de la Chine a permis aux états africains de négocier de meilleurs accords avec leurs partenaires occidentaux. Côté face, c'est une Chine qui ré-affirme son soutien à Mugabe et autres compères en dictature du continent, qui fait preuve d'un lobbying actif en faveur du gouvernement de Khartoum contre toute résolution visant à l'envoi de troupes des Nations Unies pour essayer de mettre fin au génocide. Ou encore, une Chine qui s'opposerait à l'octroi d'un siège permanent pour l'Afrique au Conseil de sécurité des Nations Unies. Le plus alarmant dans l'histoire selon Gumede étant que: "the rise in exports to China typically generates few jobs, while imports from China take away jobs. If this continues, argues South African President Thabo Mbeki, the African continent could be "condemned to underdevelopment" and "recolonization". Africans should heed the warning."
  • En réponse à Gumede, le journaliste Ougandais Andrew Mwenda milite en faveur d'une réforme urgente de l'Afrique et de ses insitutions. "Africa must fix itself". Pour lui l'aide des pays occidentaux à l'Afrique va croissant. Mais le problème réside ailleurs. "The failure of Western aid in Africa has little to do with the conditions attached to it, but a lot to do with poor governance on the continent."
J'abonde dans le sens de ce dernier en ce qu'il affirme que la solution est à trouver en notre sein. Doit-on écouter les Cassandre de notre temps qui crient au danger d'une recolonisation possible, voire pire à la condamnation (permanente?) du continent au sous-développement? Cela me rappelle un passage des mémoires de Porc Epic du Congolais Mabanckou qui dit que si l'on croise un sourd qui court à perdre haleine, il faut toujours le suivre sans se poser de question "car il n’a pas entendu le danger, il l’a vu". Il n'est pas si loin le temps où l'aide au développement avait pour forme de menus présents offerts à nos ancêtres par des étrangers nouvellement accostés sur leurs rivages. Un coup d'oeil dans le rétroviseur permet toujours de s'assurer qu'un passé pas si lointain ne nous rattrape douloureusement. En ce sens, s'il n y a pas danger, il y a urgence! J'écouterais avec grande attention ces cris d'alarmes concernant le devenir de l'Afrique. Ils ne sont autre qu'une invitation pressante à la réforme nécessaire de nos institutions préalable pour un dévéloppement réussi. On se répète, mais il faut croire que ca va finir par rentrer et nous motiver! Le monde peut bien vous tendre la main, si vous ne savez pas marcher et/ou ne voulez pas apprendre, vous n'irez pas bien loin. Il en va de même pour l'Afrique.

J'ai parlé ma part, parle pour toi!

lundi, février 12, 2007

Carnet de Voyage (4) : petite traversee en pays basaa

Quelques photos de ma derniere tournee sur la terre rouge de mes ancetres.




Premiere halte a Edea, histoire de se sustenter. Au menu, soya et plaintains grilles.



Halte a Boumnyebel pour se degourdir les jambes, acheter du zoua-zoua pour la voiture. Pour l'usage des toilettes publiques, plutot propres, prevoir de 50 a 100 Fcfa selon vos besoins (sic).





Piste de brousse



La grotte percee de Ngog Lituba



Ouf, je commencais a fatiguer apres 5 heures de route !
Voici l'entree de mon village. On se sent a la maison.




Elagueurs de l'etang bravant serpents (vrais et imaginaires), moustiques et autres.

dimanche, février 11, 2007

Mysterieux probleme sur Windows


Mon ordinateur s'est mysterieusement arrete de fonctionner et j'aimerais comprendre pourquoi. Details de la machine: IBM Thinkpad T41 tournant sous Windows XP.
Symptomes
Retour sur les evenements. J'ai laisse mon laptop allume en m'absentant de chez moi pour plusieurs jours. A mon retour celui-ci etait eteint et decharge. Apres l'avoir rebranche et redemarre, un ecran bleu m'indiquant qu'il y avait un probleme s'est affiche suivi d'un reboot quasi immediat de la machine. J'ai essaye en vain de decrypter le message affiche et tente plusieurs reboots en pressant la touche F8. L'ordi n'arrive toujours pas a booter sur une configuration connue, ni en mode safe.
Manipulations
Apres m'etre procuree un CD de Windows XP, j'ai essaye de faire un System Recovery (qui porte mal son nom). Je me suis rendue compte de 2 choses etranges : l'incapacite a afficher la liste des repertoires sur la partition C: en mode DOS (message d'erreur indiquant Unable to display directories in C:), tandis que la liste sur la partition D: s'affiche correctement. Et en tentant un Windows System Repair, la console d'installation m'indique que la partition C est Unknown et que il n y a visiblement aucun fichier dessus (tous les megas octets sont marques comme etant libre). Sur D: le nom de ma partition s'affiche correctement et seule une partie de la partition est occupee.
Questions : c'est quoi le deal, ai-je tout perdu et que dois-je faire? Un petit email sur lymani AT_hotmail DOT _ com serait fort apprecie! Autre petit message perso, je serai en deplacement a Paris cette semaine et j'apprecierai si une ame charitable pouvait m'aider a demeler cet echeveau informatique.

Source image: HelloCrazy.com
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Hotspots in Douala


Douala etant particulierement brumeuse en Janvier dernier, a cause de l'Harmattan venu du desert du Sahara, il n'etait pas particulierement agreable de se balader dans la ville pour admirer le paysage.

Petite revue des hotspots de Douala la vibrante:

  • Le dernier comptoir colonial : on y va clairement pour la vue imprenable sur la mer et le ndole. Le personnel y est toujours aussi peu amene, mais il ne tient qu'a vous de leur rappeler les fondamentaux de leur metier : contenter le client ! Si voir et etre vu vous indiffere, alors evitez les foules et preferez les heures creuses c'est a dire essayez d'aller dejeuner vers 14h comme ca vous pouvez admirer tranquillement la maree monter en sirotant un jus de Gingembre. Ce jus est une specialite de la maison. Je le classerais en 2eme position des meilleurs jus de gingembre de la capitale economique. Le soir, ne tardez pas en chemin et allez y vers 21h, car l'etablissement a tendance a etre en rupture de tout passee une certaine heure. Mention speciale pour la soupe du pecheur au capitaine.
  • Chez Pascale Coiffure (Bonapriso). Petite adresse pour les filles :) On s'y refait une beaute en ecoutant les dernieres rumeurs du gotha et des gens moins importants. Qu'importe, les gens n'aiment pas les gens, mais ils aiment bien la vie des gens ! Je note aussi cette adresse car on y sert des beignets succulents et le meilleur jus de Gingembre fait maison. Ce qui permet de patienter un peu en attendant son tour pour une permanente. Allez y vers 18h30/19h quand il y a moins de monde. Pascale, la proprietaire est une comme une tante confidente pour tous, donc ne laissez pas une autre vous faire les finitions sur votre brushing.
  • Pour les petites faims au differents moments de la journee, le matin (vers 11h) n'hesitez pas a vous faire apporter si vous le pouvez vos pains aux chocolat de Choco-cho (ou chaud je ne sais plus). A grignoter en lisant les dernieres nouvelles du Popoli. Dans l'apres-midi apres la sieste ou a la sortie d'une viree nocturne, la boulangerie Zepol aura toujours des pilis-pilis pour vous sustenter. Le soya a Douala-bar y est bien meilleur, pour ceux qui preferent les brochettes de viande au tapioca sont redevenues a la mode. Les beignets de mais ne sauraient s'acheter ailleurs qu'a la rue de la joie a Bali (une rue plutot animee a toute heure de la nuit et un peu moins le jour).
  • Ambiance lounge aux Trottoirs de Bali. Le proprietaire du dernier comptoir colonial exporte sa recette avec succes au coeur de la ville. A l'ombre des manguiers et sous les ventilateurs, ecoutez le dernier tube de Bona ou de Mbappe et sirotez votre cocktail de jus de fruits. Si vous demandez a la barmaid de vous concocter un breuvage maison, elle y mettra du coeur et de l'art. Je n'y ai pas dine, donc je ne saurais commenter la carte. Je me suis contentee des brochettes de Zebu. De 17h a 19h, service happy hour avec beignets-haricots. Le soir il n'est pas rare de voir des artistes ou un DJ (ambiance jazz et world music) se produire sur la scene plantee au milieu du decor en plein air improbable mais reposant. Eloignez vous des conversations des tables, seuls les murmures difficiles a decrypter vous trouveront si vous vous affalez dans les canapes du salon. Il y avait marque salon VIP sur la note, donc je ne sais pas si la note finale etait fonction de cette notation VIP (fortement usurpee). Je verifierai lors d'une prochaine escale.
  • Apres un diner entre amis, etirez la soiree en faisant un petit detour par l'hotel Sawa pour y siroter un jus de goyave. Fuyez le bar de l'hotel (sans interet et ce quelque soit l'heure de la journee) pour vous affaler sur les transats au bord de la piscine, elle y est deserte aux heures tardives. Le personnel peut s'averer reticent a vous y servir, mais demandez gentiment et vous serez exauces. Continuez votre periple nocturne a la Cigale pour ecouter les artistes de cabaret chanter les airs d'un repertoire eclectique qui va du reggae a la pop en passant par la variete francaise. Un regret a emettre, ces artistes devraient chanter leur propre production et les differents musiciens devraient trouver du temps en journee pour repeter ensemble. Une certaine cacophonie peut s'elever a mesure que ces derniers cherchent a s'accorder. Le saxophoniste de la maison, dont je n'ai pas note le nom s'avere plein de talent pour son age (18-2o ans selon moi), cela vaut la peine d'aller l'ecouter. Je me suis laissee dire que la carte du restaurant etait de bonne facture (au sens litteral comme figure du terme). Petit warning : votre soif peut s'averer couteuse dans cet etablissement, donc moderez la!
  • Une peregrination nocturne ne saurait voir son terme sans un dernier dehanchement sur un mix de Bikutsi ou de Coupe Decale. Dj Willy. DJ resident du Royal Club peut meme vous preparer un mix special (soyez precis dans votre commande a ce dernier, il vous accommodera). Si la (trop grande ?) jeunesse du public du week-end ne vous convient pas comme moi, preferez les jours de la semaine pour vous rendre en boite. Le public y est plus epars mais on s'amuse entre soi et sans chichis. Malheureusement, et ce n'est pas le propre du Royal club mais de toutes les boites africaines, la tendance est au griotisme. Donc attendez vous a entendre tout au long de la nuit le DJ hurler dans le microphone le nom de ceux qui lui auront glisse un billet dans la poche. C'est bien dommage car ca contribue au bruit et non a la musique. Mais apres tout, ne va t'on pas en boite pour le bruit?
Voila, vous avez par le menu mon itineraire favori du moment quand je finis de me prelasser paresseusement aux bords de la piscine.Comme dirait un ami W. "etre en vacances (permanentes dans son cas ;) ) est un art qui ne saurait s'improviser et qui prend du temps". Je completerai en disant que ca prend aussi de l'argent! Pour vous donner une idee du cout de ces petits plaisirs, je dirais seulement que l'oisivete epicurienne est un luxe...donc a bon entendeur !!!

Source: photo personnelle sanaga blog.

Une breve histoire de la creation

Lu lors d'une de mes errances cybernetiques sur le blog Sociolingo (nouveau lien de ce blog). Il ne s'agit ni de l'histoire de la creation telle que nous la conte la Bible, pas plus qu'il ne s'agit de la breve histoire du temps de Stephen Hawkins ou de la version Darwinienne de la chose. Juste un beau conte Bambara qui remet les choses dans leurs perspectives.

Un conte bambara

Ecoutez bien ! Un petit conte, un petit conte.

L’œuf et le poussin sont allés récolter des citrons.

Le poussin a dit à l’œuf, <<>>

L’œuf lui a répondu, <<>>

Le poussin a grimpé l’arbre et il l’a secoué.

Les citrons sont tombés sur la terre.

L’œuf et le poussin les ont mangé.

L’œuf a essayé de grimper l’arbre à son tour.

Il a demandé au poussin de ramasser toute la poussière au-dessous l’arbre.

Le poussin l’a fait mais il y avait une petite pierre parmi la poussière.

L’œuf a secoué l’arbre quand il a essayé de le grimper.

Il est tombé sur la petite pierre et il s’est cassé !

Le poussin a ri, et a ri, et a ri !

Mais, une branche est détachée d’arbre et a cassé la tête du poussin.

La branche a ri, et a ri, et a ri !

Mais, un feu est venu et a brûlé la branche.

Le feu a ri, et a ri, et a ri !

Mais, l’eau est venu et a éteint le feu.

L’eau a ri, et a ri, et a ri !

Mais, la terre a bu l’eau.

La terre a ri, et a ri, et a ri !

Mais, la terre et Dieu se sont querellés.

Dieu a pris la terre et l’a laissée tomber.

C’est depuis le jour-là que la terre est dans sa place.

J’ai laissé ce petit conte où je l’ai trouvé !

détaché


Source: Gorog-karady, V. and Meyer, G., Contes bambara, Mali et Senegal oriental, Conseil International de la langue francaise, Paris, 1974

samedi, février 03, 2007

Chine Afrique : les neo-hyprocrites

Selon le magazine The Economist, la tournee du president Chinois Hu Jintao en Afrique s'effectue sous des auspices moins favorables que par le passe. Le president Chinois qui avait deja organise un sommet Chine -Afrique en Octobre 2006 a Pekin, prend un soin particulier a renforcer ses relations avec les differents gouvernements africains. Une fois de plus, la Chine sortira son chequier et consentira des prets a ses nouveaux partenaires.

Je n'epiloguerai pas ici sur la politique africaine de la Chine, ni sur les modalites dont doit s'accompagner l'aide au developpement de l'Afrique. Qui trompe qui dans cette histoire? La verite est que dans ce jeu de dupes, les tenants de l'hypocrisie sont des deux cotes de la rive.
La Chine a bonne presse au sein des gouvernements du continent car elle fonde sa cooperation sur une non-ingerence dans les affaires internes de ces derniers. Le cheque ne s'accompagne jamais d'une lecon de morale sur la corruption ou de conseils en bonne gouvernance politique ou economique. De Yaounde a Lusaka en passant par Harare, tout le monde s'en trouve bien aise. Et pourtant le dynamisme affiche des relations sino-africaines ne va pas sans creer des grincements de dents. D'aucuns crient a une nouvelle forme de predation des ressources africaines. D'autres s'insurgent contre le silence de Pekin notamment sur la situation au Darfour. La Chine en guise de soutien au regime de Khartoum, use de son droit de veto ou d'abstention pour bloquer toute resolution des Nations Unies visant a envoyer une force d'intervention pour mettre fin au massacre au Darfour. L'eclipse progressive de l'Occident au profit de la Chine explique en partie la mauvaise presse de la cooperation sino-africaine. Il suffit pour s'en convaincre de lire les medias europeens ou americains et leurs positions sur la question.

Et pourtant je dirais la, qu'il n y a rien de nouveau sous le soleil et qu'il n y pas la raison de s'etonner. La Chine souligne son avantage competitif en matiere de cooperation en se differenciant
de l'Europe et des Etats-Unis, ces derniers passent ainsi, au mieux pour des adeptes de l'ingerence dans les affaires africaines, au pire pour des neo-colons. Les faits sont tetus, et nul ne peut pretendre ignorer les motivations chinoises, car elles ne different en rien des motivations de ceux qui les ont precede au sud du Sahara. La predation change de visage en ce qu'elle emprunte des voies diverses; de ces voies, le terme reste le meme : une capture plus grande des ressources naturelles du continent. Les gouvernements ne sauraient etre oublies dans le decompte des responsabilites. C'est une chose que de recevoir de l'aide et d'etablir de nouveaux partenariats de cooperation pour developper leur pays, mais il leur incombe que cette aide se traduise par une amelioration substantielle des conditions de vie des populations. Voeu pieu?

Se basant sur le proverbe chinois qui dit que "
it is better to learn to fish rather than be given a fish" Jennifer Brea d'Africabeat pose la question avec justesse "Will China Teach Africa How to Fish?". Blaise Aplogan a cette formule savoureuse qui resume avec justesse le fond du debat. « Mieux vaut apprendre à pêcher un poisson que de se le faire offrir » et j’ajouterai volontiers : "ou de saliver en le voyant cuire dans notre propre cuisine, à la sauce chinoise…"

Les hyprocrites sont tous ceux qui detournent le debat de la question centrale de l'aide au developpement. La question plus haut merite d'etre reformulee, l'Afrique veut-elle apprendre a pecher? L'hyprocrisie consiste a focaliser notre attention sur les intentions et les actions des bienfaiteurs, au lieu de s'attacher a la condition essentielle du developpement de l'Afrique, sa propre intention de se developper. Cette intention premiere est la condition sine qua none d'un developpement reussi, il nous appartient de ne pas l'oublier.
L'aide peut affluer a l'envi, mais elle restera sterile si les Africains ne s'attachent eux memes a se developper.

A part ca, quoi de neuf? 03-02-2007

  • (via Ethan Zuckerman) L'encyclopedie Wikipedia est maintenant distribuee en version offline et francaise sur CD-ROM par les Geekcorps du Mali via le projet Moulin "moulin, French for windmill, is our attempt to improve the access to basic information and reference material in developing countries by making it possible to access Wikipedia, the world’s largest, free encylopedia, offline." Cette belle initiative vise a etre etendue a toute l'Afrique de l'Ouest. L'encyclopedie est telechargeable sur le site, une facon de soutenir ce projet est de proceder soi meme a quelques copies et les distribuer aux ecoles et autres en Afrique.

  • Dans l'Economist de cette semaine, un article sur le projet TradeNet, une place de marche virtuelle centree sur les produits agricoles en Afrique de l'Ouest. "TradeNet, a software company based in Accra, Ghana, will unveil a simple sort of eBay for agricultural products across a dozen countries in west Africa. It lets buyers and sellers indicate what they are after and their contact information, which is sent to all relevant subscribers as an SMS text message in one of four languages." La telephonie mobile comporte moultes opportunites pour le developpement, l'utilisation qu'en fait TradeNet n'est qu'un exemple parmi d'autres, souhaitons lui bon vent !

vendredi, février 02, 2007

Sagesse malgache

Vu sur l'excellent blog en forme recueil de citations et reflexions d'Olivier. Cette sagesse nous vient de Madagascar et je tenais a la retranscrire ici:

Le Passé appartient aux ancêtres,
L'Avenir appartient à Dieu,
seul le Présent t'appartient.


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