Musings on Africa, Politics, Technology, Love, Life and Trifles...

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mercredi, octobre 29, 2008

lundi, octobre 20, 2008

Le Bostwanais Festus Mogae recoit le prix Ibrahim Mo

Via New York Times.

Festus Gontebanye Mogae, ancien précisent du Bostwana a reçu le prix Ibrahim Mo du meilleur leader Africain en 2008.

He was honored for consolidating his nation’s democracy, ensuring that its diamond wealth enriched its people and providing bold leadership during the AIDS pandemic. Mr. Mogae, 69, a man with a modest style, will receive $5 million over the next 10 years and $200,000 per year thereafter for the rest of his life. Over the coming decade, the foundation may also grant another $200,000 a year to causes of Mr. Mogae’s choice. Festus G. Mogae, trained as an economist, was Botswana’s president for two terms.

“President Mogae’s outstanding leadership has ensured Botswana’s continued stability and prosperity in the face of an H.I.V. and AIDS pandemic which threatened the future of his country and his people,” the committee said. [...] He had himself tested publicly for H.I.V., the virus that causes AIDS. When he realized that the stigma of H.I.V. and AIDS was so great that people were avoiding testing, he changed the national policy to make testing a routine part of medical care."


Le prix décerné porte le nom d'Ibrahim Mo, un milliardaire d'origine soudanaise qui a révolutionné le mobile en Afrique avec la compagnie qu'il a créée puis revendue Celtel.

samedi, octobre 18, 2008

Je ne suis pas moi

Je ne suis pas moi
Je suis celui qui marche près de moi
que je ne vois pas
Celui que je visite parfois
et que j'oublie d'autres fois
Celui qui me pardonne
quand je mange des friandises
Celui qui marche dans la nature
quand je suis à l'intérieur
Celui qui demeure silencieux
quand je parle
Celui qui se tiendra debout
quand je mourrai

So what ?

Un samedi ensoleillé et des notes qui s'élèvent dans le ciel pour ponctuer la quiétude tant attendue du week-end. J'ai connu pire dans la vie. En remerciements, je vous "offre" un des meilleurs titres de Miles Davis : So what.



mardi, octobre 07, 2008

Quick hits : Ousmane Sow, Thabo Mbeki, Lapiro

  • Portrait du sculpteur Sénégalais Ousmane Sow dans le journal LeMonde.
"C'est ici, à Dakar, qu'Ousmane Sow a inventé sa mixture secrète, faite d'une vingtaine de produits (colle, sable, peinture...), plus ou moins longtemps macérés, potion mythique avec laquelle il "gâche" ses statues. C'est ici, dans la cour-atelier de sa maison de Yoff, quartier résidentiel de la capitale sénégalaise, qu'ont surgi ses premiers grands hommes : après Victor Hugo (une commande de Médecins du monde, dont la copie a été installée cette année à Besançon, la ville natale du poète), après Nelson Mandela (acheté par l'homme d'affaires François Pinault), Charles de Gaulle à son tour a émigré."

  • Afrique du Sud : la fête des cannibales par Achille Mbembe (Le Credit a Voyagé). Point de vue sur la crise qui n'en finit pas de secouer l'Afrique du Sud et dont les répercussions se feront sentir à travers tout le continent. Exit Thabo Mbeki et après? Affaire à suivre.
"Le Chef de l’État sud-africain n’aura donc pas achevé son deuxième et dernier mandat. Il vient d’etre défenestré par son parti, le Congrès National Africain Thabo Mbeki n’aura pas seulement été rejeté par l’ANC qu’il rejoignit à l’âge de 14 ans et, après la libération, en devint le premier apparatchik. Il aura littéralement été dévoré par « le mouvement » – point culminant d’un interminable rituel d’anthropophagie politique qui s’est poursuivi pendant près de deux ans et qui aura profondément traumatisé ce jeune-vieux pays."(ANC), dans une cabale qui présente les traits combinés d’un repas totémique au cours d’une fête des cannibales, d’un putsch civil et d’un médiocre roman postcolonial."
"Grand Ndinga Man,
L`heure est grave, tu le sais aussi bien que moi. Nous avons épuisé notre stock de naïveté et de patience. Nous ne pouvons continuer ni d`attendre le Messie, ni de compter sur la bande de braves hurluberlus qui jouent à être les leaders de l`opposition. Comme leur double d`Etoudi, ils sont mentalement épuisés. Nous devons même avoir pitié d`eux, honorer leur service à la nation, et les envoyer au musée de l`histoire dont ils n`auraient jamais dû sortir.
Nous devons prendre notre destin en mains. Car personne d`autre ne le fera à notre place. Ni ces hauts cadres de l`administration obnubilés par le énième remaniement ministériel, ni les officiers de l`armée, transformés pour la plupart en propriétaires immobiliers ou en commerçants, ni même la fameuse communauté internationale, qui n`a jamais cru un seul instant que les Africains méritaient eux aussi de choisir librement leurs dirigeants. Il suffit d`observer le silence complice de ces promoteurs de la démocratie, qui n`hésitent pas à faire le tour du monde pour aller imposer leur conception de la liberté en Irak, qui se mobilisent pour encourager le changement en Ukraine ou au Kosovo, mais sont aux abonnés absents lorsqu`il s`agit du Cameroun, de la Côte d`Ivoire, du Tchad ou du Congo."