Musings on Africa, Politics, Technology, Love, Life and Trifles...

|| Em@il me lymani_at_hotmail dot com ||

jeudi, novembre 30, 2006

A Trinity: Finance, Mobile Phones & Africa

Do you believe that Finance, Mobile phones and Africa can constitute a trinity? You can check out my view point on the subject on the blog Africa 2.0 by clicking here. To blog-cross on another space than Sanaga is a truly enriching experience. I look forward repeating this experiment.

dimanche, novembre 26, 2006

Nigeria on their minds


  • The blog of Donald Duke, simply entitled "Nigeria on my mind". For those who don't know who Donald Duke is, he's the Governor of Cross River State in Nigeria and he might be running for the next Nigerian presidential election in 2007. To me, his blog stresses a very modern way to convey his views and ideas on Nigerian issues (i.e: crime, education, elections etc.) A question crosses my mind: are there any other prominent African politicians blogging? I didn't have the time to check.
  • An article featured in the International Herald Tribune on corruption in Nigeria. Nigerian states mired in corruption. A simple race for an office can sometimes take the ugly turns of "Murder and money, violence and fraud." To Grandiose Parlor, "Nigerian Politics is All About Cash". With elections turning into a cash game, one can easily contend that the very significance of democracy has been distorted. The young Nigerian democracy appears to be deeply entangled (like many other African ones) in electoral violence and political greed.
  • Atiku Abubakar, the Nigerian vice president, will run for president in 2007. It's official. The road to Aso Rock seems very crowded nowadays with Obasanjo, Abubakar, Duke and many others more to come. The presidential race promises to be very interesting.

Bras de fer Rwanda-France : balle au centre

Un bref résumé des épisodes (récents) s'impose pour ceux qui n'ont pas suivi.
  1. Le juge antiterroriste français Bruguière, clôture son enquête sur l'attentat du 6 avril 1994 et qui fut le declencheur du genocide qui couta la vie a pres de 1 millions de personnes. Il accuse l'actuel président rwandais Paul Kagamé d'en être responsable et recommande des poursuites a son encontre. Parallèlement, des mandats d'arrêt internationaux pour "assassinats" ou "complicité d'assassinats" sont émis contre neuf proches du président Paul Kagamé.
  2. Fureur de Kagamé et rupture des relations diplomatiques entre la France et le Rwanda le 24 novembre dernier.
  3. Contre-attaque et contre-accusations de Kagamé. La France est impliquée dans le génocide, et il n'y a aucun doute là-dessus. Personne ne peut avoir de doutes, mais sur l'étendue, sur les degrés de l'implication, les personnes (...), la manière dont les institutions françaises sont concernées, ce sont des aspects qui seront examinés par la commission " [d'enquête].
Jusqu'ici rien de bien étonnant. En regardant de plus pres, le ton du président rwandais est pour le moins belliqueux.

"Ce que fait la France contre nous, nous le ferons contre elle. La France est un pays riche, une superpuissance. Donc elle pense qu'elle a toujours raison, même quand elle a tort. Parce qu'elle est la France, elle croit qu'elle a raison."

"Mais la France ne peut pas traiter le Rwanda comme elle a traité d'autres pays en voie de développement ou d'autres pays pauvres. Nous, nous avons raison de nous battre pour nos droits, et nous ferons face à la France."

Une phrase me vient a l'esprit a la lecture de ces événements. Plutarque disait en son temps que "L'ingratitude envers les grands hommes est la marque des peuples forts", formule reprise plus tard par Churchill pour son ami De Gaulle et complétée par le philosophe Alain dans son ouvrage le citoyen contre les pouvoirs, «L'ingratitude envers les grands hommes est la marque des peuples forts, idée de politique pratique : la liberté reste le premier des biens, la sévérité critique est la pre­mière vertu civique : il ne faut subir aucun prestige, ne pas croire non plus que le succès répond de la valeur, ni le passé de l'avenir. »

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jeudi, novembre 23, 2006

A part ca quoi de neuf? 23-11-2006

  • Google lorgne sur l'Afrique du Sud et prévoirait d'y installer des équipes de développement produits. Les intentions de Google sur l'Afrique ne sont pas nouvelles, et depuis pres d'un an il y a des offres d'emploi de business development disponibles sur leur site. Pour Ema Linaker, corporate communications and public affairs manager pour la région EMEA a Google, “Our objective is to offer all of our core products in any language that has a significant user base. The mission of the company is to make information universally available and accessible." La question que se pose la blogosphere est de savoir qui du Cap ou de Joburg hebergera les bureaux du géant américain de l'Internet.

  • L'aventure africaine de la Chine dans le New York Times. Cette aventure a pour relais d'étape l'Angola et le développement du pays passe par la construction d'infrastructures pérennes dans un pays ravage par la guerre. Un passage de l'article m'interpelle: "The Chinese are a mysterious presence in Angola. Everyone seems to know about them and their assorted projects, but few people have actually seen them, and scarcely anyone can claim to have talked to them. The Chinese rarely venture beyond the encampments in which they live and work." La question petroliere et l'acces aux ressources reste au centre de ces relations sino-africaines. Et comme le conclut James Traub, "China’s Africa policy shows that globalization is increasingly divorced from Westernization. We have grown accustomed to the idea that Africa needs us; it’s time to recognize that we, like China, need Africa." Sur le meme theme, sur le blog Africabeat, les commentaires de Paul Wolfowitz sur la politique africaine de la Chine.

Lendemains d'elections brulants en RDC

Une fois de plus, l'anxiété qui précède l'annonce de résultats électoraux laisse parfois en Afrique place a une autre forme d'anxiété plus prégnante. Une anxiété plus forte ou les questions concernant l'avenir d'un pays, la sécurité de ses habitants et son développement économique et social se posent avec acuité et douleurs.

Ce triste constat de certains pays a "move on" apr
ès les élections s'offre a nos yeux depuis l'annonce des résultats officiels de l'élection présidentielle en République Démocratique du Congo. Les urnes se sont prononcées - ou du moins leur porte-voix officiel qu'est la Cour Suprême - en faveur de Joseph Kabila. Son opposant Jean Pierre Bemba a décidé de contester le résultat par des voies légales. Il semble que ses partisans ne l'entendent pas de la même oreille et le dernier épisode des affrontements a Kinshasa a vu la Cour Suprême s'envoler en fumée. La vidéo est disponible sur le site de la Monuc.

"Justice, Paix, Travail", telle est la devise du Congo. Faisant abstraction des idées partisanes, force est de constater que pour l'heure, de Justice (son symbole s'étant envolé en fumée) et de Paix il n'est point question, reste a espérer que les Congolais se mettent au travail pour créer des conditions propices a l'avènement des deux premiers et ce quelque soit leur chef! Il en va de leur sécurité, de leur développement et finalement de leur avenir a tous. Il leur appartient de le construire ensemble, ne reste qu'a leur souhaiter bonne chance !

Update: Lire le post sur the Salon, DRC: Elections: Imbroglio...


L'OMC annonce un modele d'esclavage formalise pour l'Afrique

Peste de Macuamba! Tout d'abord je n'ai pas pu en croire mes yeux en lisant le blog de Mad Kenyan Woman. Mais en lisant l'annonce faite par l'OMC d'un modele d'esclavage formalise pour l'Afrique, je n'en reviens toujours pas. Je reproduis la dépêche dans son intégralité et vous invite a la lire ici.

"Philadelphia - At a Wharton Business School conference on business in Africa, World Trade Organization representative Hanniford Schmidt announced the creation of a WTO initiative for "full private stewardry of labor" for the parts of Africa that have been hardest hit by the 500 years of Africa's free trade with the West.

The initiative will require Western companies doing business in some parts of Africa to own their workers outright. Schmidt recounted how private stewardship has been successfully applied to transport, power, water, traditional knowledge, and even the human genome. The WTO's "full private stewardry" program will extend these successes to (re)privatize humans themselves.

"Full, untrammelled stewardry is the best available solution to African poverty, and the inevitable result of free-market theory," Schmidt told more than 150 attendees. Schmidt acknowledged that the stewardry program was similar in many ways to slavery, but explained that just as "compassionate conservatism" has polished the rough edges on labor relations in industrialized countries, full stewardry, or "compassionate slavery," could be a similar boon to developing ones.

The audience included Prof. Charles Soludo (Governor of the Central Bank of Nigeria), Dr. Laurie Ann Agama (Director for African Affairs at the Office of the US Trade Representative), and other notables. Agama prefaced her remarks by thanking Scmidt for his macroscopic perspective, saying that the USTR view adds details to the WTO's general approach. Nigerian Central Bank Governor Soludo also acknowledged the WTO proposal, though he did not seem to appreciate it as much as did Agama.

A system in which corporations own workers is the only free-market solution to African poverty, Schmidt said. "Today, in African factories, the only concern a company has for the worker is for his or her productive hours, and within his or her productive years," he said. "As soon as AIDS or pregnancy hits—out the door. Get sick, get fired. If you extend the employer's obligation to a 24/7, lifelong concern, you have an entirely different situation: get sick, get care. With each life valuable from start to finish, the AIDS scourge will be quickly contained via accords with drug manufacturers as a profitable investment in human stewardees. And educating a child for later might make more sense than working it to the bone right now."

To prove that human stewardry can work, Schmidt cited a proposal by a free-market think tank to save whales by selling them. "Those who don't like whaling can purchase rights to specific whales or groups of whales in order to stop those particular whales from getting whaled as much," he explained. Similarly, the market in Third-World humans will "empower" caring First Worlders to help them, Schmidt said.

One conference attendee asked what incentive employers had to remain as stewards once their employees are too old to work or reproduce. Schmidt responded that a large new biotech market would answer that worry. He then reminded the audience that this was the only possible solution under free-market theory.

There were no other questions from the audience that took issue with Schmidt's proposal.

During his talk, Schmidt outlined the three phases of Africa's 500- year history of free trade with the West: slavery, colonialism, and post-colonial markets. Each time, he noted, the trade has brought tremendous wealth to the West but catastrophe to Africa, with poverty steadily deepening and ever more millions of dead. "So far there's a pattern: Good for business, bad for people. Good for business, bad for people. Good for business, bad for people. That's why we're so happy to announce this fourth phase for business between Africa and the West: good for business—GOOD for people."

The conference took place on Saturday, November 11. The panel on which Schmidt spoke was entitled "Trade in Africa: Enhancing Relationships to Improve Net Worth." Some of the other panels in the conference were entitled "Re-Branding Africa" and "Growing Africa's Appetite." Throughout the comments by Schmidt and his three co-panelists, which lasted 75 minutes, Schmidt's stewardee, Thomas Bongani-Nkemdilim, remained standing at respectful attention off to the side.

"This is what free trade's all about," said Schmidt. "It's about the freedom to buy and sell anything—even people."

Qu'en penser? Que pensaient les participants a la dernière conférence de Wharton sur les élucubrations de notre expert en libre-échange? Je me permets de citer un ami (B.) sur la question.

"The audience has seen thousands of these so-called experts come and debate their ideas on how to develop the place and everything getting back to whatever it was after the wind. So I am sure they couldn't care less about the Schmidt's and it's WTO new slavery proposal. They ate the food and enjoyed the time. What is exactly what them came for."

La morale de l'histoire s'il en faut une, de même que les montagnes accouchent de souris, certaines conférences débouchent sur des conneries! Et la dernière conférence de Wharton sur l'Afrique n'y fait malheureusement pas exception.


lundi, novembre 20, 2006

Bill Gates : la vie, la competition et son action philanthropique

Une interview de BillG parue dans le Mercury News hier. Il se confie et parle de la vie, de Microsoft apres son départ, de la recherche de au sein de la Bill and Melinda Gates Foundation. Le role de l'innovation technologique et son rapport a la mission de sa fondation, il les décrit en ces termes:
"So as we get more awareness of these problems, we can draw on more of the world's IQ, particularly if we can highlight what's missing. If we can get people who understand nanotechnology or software or instrumentation to see these problems that the market alone might not draw them to, because these are not rich consumers, then we just dramatically increase the chance of a breakthrough.

The number of people thinking about all these ways to improve malaria, you know, redesigning bed nets, making them cheaper, attracting mosquitoes with a pheromone, changing mosquito genetics, there's all these ideas. The number of people -- great, smart people thinking about those things 10 years ago -- was almost zero."

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A part ca quoi de neuf? 20-11-2006

Desolee pour le posting tres léger, du au rush de fin d'année. Je m'excuse aussi pour le cote quelque peu épars des liens ci-dessous.

  • Bon c'est officiel, Joseph Kabila est le nouveau president de la Republique Democratique du Congo. Kabila a remporte les élections présidentielles en RDC. Avec 58.05% des voix, il l'emporte largement sur Jean-Pierre Bemba qui n'a recueilli que 41,95% des suffrages. Jean-Pierre Bemba a rejete les resultats en ces termes: "I regret to have to say to our people and to the international community that I cannot accept these results." Il ya de cela quelques jours seulement, les deux rivaux étaient encore bras dessus, bras dessous et chacun clamait accepter les résultats des urnes une fois qu'ils seraient officiels. De pareilles déclarations nous invitent a croire que cela n'étaient que des voeux pieux ou pire encore des déclarations politiciennes. Même si Bemba promet de n'user que de recours légaux, l'on est est en droit de s'inquiéter pour un pays en proie a un conflit depuis pres de 5 ans.
  • I want to be a blog star. enfin presque! Quelques conseils de TechMeme pour avoir son blog liste par TechMeme et accroitre le trafic sur son blog. Si je me fie a certains emails récemment recus, la lecture de ce lien devrait en intéresser plus d'un :) En résumé 1)Focus on content that provides value to readers, make it concise, and well written. 2) Link to other relevant blogs, and hopefully get links to you. 3)Link to TechMeme.
  • Lessons from Project Management: 101 ways to organize your life. Tres tres interessant comme post. Un must read.

mardi, novembre 14, 2006

What Venture Capitalists look for in Start-ups?

Vous avez l'idée du siècle? (ou du moins l'idée des 6 derniers mois vu le train auquel vont les choses dans la sphère Internet). Vous souhaitez obtenir un financement pour votre start-up, voire avoir une trajectoire a la YouTube? Tout le monde souhaite avoir un Venture Capitalist dans son tour de table. Sequoia un des VCs majeurs (derrière le deal google-youtube entre autres) souhaite élargir son porte-feuille de compagnies et vise notamment l'international. Passez en revue leur liste de caractéristiques recherchées ainsi que des conseils pour présenter un business plan.



Des conseils simples et utiles a tout aspirant entrepreneur et pas seulement dans le domaine high-tech.


Source image: VC ratings


lundi, novembre 13, 2006

Ayorkor Mills-Tettey - Using Robotics to Teach Creativity in Ghana

When my very dear friend, Ayorkor, first told me that she was spending her summer vacation in Ghana teaching Robotics to local students, I wouldn't believe her and my first reaction was "yeah right ! you're going for a boone-doggle!" I was proved wrong when the Carnegie Mellon University Robotics Institute published a new paper entitled, "Teaching technical creativity through Robotics: A case study in Ghana".


The objectives of the study were summarized by Robots.net. (via Timbuktu Chronicles) "The problem faced by the CMU researchers was how to teach creative use of technology to students in developing regions who tended to think of technology in very narrow terms (for example thinking of computer software only in terms of databases or business applications)."

Ayorkor Mills-Tettey is PhD student at the prestigious CMU Robotics Institute. She grew up in Nigeria and Ghana, and then moved to the U.S. for university in 1997. She is among the very few black women in the Robotics discipline. Along the Sanaga river, Ayorkor shares her experience with a witty fashion. She relates the summer experience led in partnerhsip between Ashesi University and Carnegie Mellon, talks about Ghana, her motherland, Robotics and briefly presents her research. She makes sound and passionate observations when drawing synergies between technology, education and development. She is a strong advocate of the role that technology should play in education in Africa.

Sanaga - hello Ayorkor, can you please introduce your research briefly?

Ayorkor: I work on two different areas of research.

  • The first is path planning, which is a traditional area of robotics. In collaboration with my advisors Dr. Tony Stentz and Dr. Bernardine Dias at Carnegie Mellon University, I work on designing efficient algorithms to find paths for autonomous robots in partially known environments. Currently, our focus is the domain of robotics exploration. For example, consider the NASA rovers Spirit and Opportunity that are currently exploring Mars. These rovers need to navigate from one point to another on the planet, making their way around various obstacles in their environment, but continuously monitoring various constraints such as whether they can maintain communication contact with earth, and whether they have sufficient charge in their batteries. We are interested in designing algorithms for such domains where there are many constraints, but where optimality and efficiency are important.
  • The second area I am interested in concerns education and technology and their relationship to development. Sustainable development is not just about having food, shelter and healthcare, but it's about every person and community on this earth being able to develop their potential, express their creativity and contribute to an ever-advancing civilization. Suitable and relevant education is the key to this kind of development, and technology is a powerful tool that can be exploited in this process.

What is TechBridgeWorld at Carnegie Mellon University?

TechBridgeWorld is an organization based out of Carnegie Mellon University that is committed to the innovation of technology to contribute to the needs of development around the world. By collaborating with developing communities around the world on various sustainable technology projects, it is committed to increasing the diversity of the producers and consumers of technology and thereby promoting the ideal of technology accessible to all. TechBridgeWorld was founded by Dr. M. Bernardine Dias, who is faculty at the Robotics Institute at Carnegie Mellon and grew up in Sri Lanka.


Explain to us the undergraduate introductory Robotics course that you taught at Ashesi University last summer?

This past summer, I worked with Dr. Bernardine Dias, Dr. Brett Browning (another professor at the Robotics Institute at Carnegie Mellon), and Dr. Nathan Amanquah (a computer science professor at Ashesi University) to design and teach an introductory robotics course for computer science undergraduates at Ashesi University in Ghana. The goal of this course was to help students further develop their technical creativity and to expose them to one aspect of the breadth of computer science. Robotics as a field integrates computer science, electrical engineering, mechnical engineering, mathematics, physics, human-computer interaction and many other disciplines. It is truly a multi-disciplinary subject and as such is a great platform for learning many different things. Working on hands-on robotics projects is challenging but very motivational. Anyone who has struggled and struggled to get something to work and then was eventually able to see the product of their efforts functioning before their eyes can understand what I mean.


The aim of the course was to capture some of this excitement and motivation and use it to help students become even better problem-solvers and scientists. The skills learned in working on robotics projects are applicable to many other kinds of technical and creative projects. The course was also aimed at helping students recognize that there are so many things that can be done with computer science and so it is important for them to think broadly.


Why Ghana? Do you see other African countries where local universities could apply this experience to their curriculum?


We worked with Ashesi in Ghana because we had a previous relationship with them - I had served as a visiting lecturer there a couple of years ago - and they wanted this course. Ashesi as an institution is innovative, ready to try new things, commited to providing an excellent education to its students and committed to persuing the state of the art while ensuring that they continue to provide an education that is relevant to the African context. As such, they were an ideal partner in many respects. In designing the course, however, the goal was not just to design a course for Ghana, but a course for any university in a similar context, that is, in a community where computing technology is in its early stages of impact. This and other course material will be made available to universities through a respository currently being developed by TechBridgeWorld.

What lessons did you learn from this experience?

There are too many to list :)

  • Obviously, we learned more about teaching, about what works and what doesn't.
  • We learned about the benefits of international partnerships between universities. Perhaps one of the most important things we learned is that this is possible.The course was a success, and the students did well and gained a lot of experience. There was a lot of interest in the course, and we hope that it will continue having an impact and contribute to the process of developing technical professionals who are capable and creative in their approach to problem-solving, because capable and creative professionals are really needed in Africa.

Next time Ayorkor talks to me about her vacation plans, I promise to pay attention because she demonstrated successfully that she truly belongs to this new generation of Africans that take simple but meaningful actions to promote the development of our continent. Kudos to Ayorkor, TechBridgeWorld and Ashesi University for this tremendous experience, we wish her a lot of success in her academics endeavours.

Source images: courtesy of Ayorkor Mills-Tettey

Tags: Robotics, Computer Science, Ayorkor Mills-Tettey, Ashesi University, ICT in Africa, African Education, African development, Carnegie Mellon, Techbridgeworld

samedi, novembre 11, 2006

L'écriture est une chose et le savoir en est une autre.

'L'écriture est une chose et le savoir en est une autre. L'écriture est la photographie du savoir, mais elle n'est pas le savoir lui-même. Le savoir est une lumière qui est en l'homme; héritage de ce qui lui a été transmis. La parole EST l'homme. Le verbe est créateur. Il maintient l'homme dans sa nature propre."

Amadou Hampaté Bâ,
Aspects de la civilisation africaine, 1972 / 1992, cité par Jean Biès dans Les Grands Initiés du XXe siècle, p. 105-107


Ma modeste ecriture n'est finalement que le reflet de mon propre savoir, partiel et partial par essence, limite de ma propre connaissance. Le fait que notre connaissance soit limitee ne doit en aucun cas conditionner le champs de nos possibles forcement infinis. Ecriture critique, nourrie de la sagesse des autres et de la vitalite humaine qui s'offre a nos yeux sublime et insolente.

Treve de conjectures ! Il n'est pas meilleure reflexion pour vous annoncer le dernier de mes forfaits cybernetiques sur
http://lydie.akopo.com/ En cela, j'imite l'exemple d'Olivier et de son blog Bear is Cool que je ne manque pas de visiter regulierement. Sur cet autre blog, je posterais des citations tirees de mes lectures et conversations diverses. Vous etes bien sur invites a mettre a jour vos signets. Ce blog est heberge par la plate-forme afro-caraibeenne de blogs Akopo. Merci a Nino, auteur de ce projet novateur, pour son "world-class" support lors de l'installation. Kudos !

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vendredi, novembre 10, 2006

Mabanckou recoit le Renaudot 2006 pour ses Memoires de Porc-Epic

La saison des prix litteraires ne me passionne que peu, meme si comme toutes les competitions j'ai mes preferences. Je ne l'avais pas vu venir, mais c'est avec une heureuse surprise que le prix Renaudot 2006 ete attribue au Congolais Alain Mabanckou pour ses Memoires de Porc-Epic. Fin conteur, Mabanckou prend la voix d'un porc-epic qui se livre a son ami baobab et lui relate par le menu sa vie aux cotes de son maitre Kibandi dont il est le double en charge les basses oeuvres, dont certains meurtres sanglants. Vrai ou faux? Legende ou verite? "Toute l’histoire que je raconte dans Mémoires de porc-épic me vient de ma mère – à quelques mensonges près!"

Dans un style sans ponctuation (hormis les virgules) qui fait desormais sa marque, Mabanckou nous entraine dans cette histoire extraordinaire et manicheenne ou Afrique ancienne et moderne, le Bien et le Mal, l'Homme et l'Animal se melent de maniere inextricable, piquante et haletante.

Kudos a celui que les medias francais -incorrigibles- ont decrit comme etant "franco-congolais". Sic ! Kudos, donc a notre compatriote africain.

Update: une belle revue du roman sur le blog litteraire de Pierre Assouline.

jeudi, novembre 09, 2006

Mary Meeker au sommet Web 2.0

La conference Web 2.0 bat son plein a San Francisco, quelques echos interessants dont cette presentation de Mary Meeker, Managing Director a Morgan Stanley, specialisee dans les dot-coms et les firmes technologiques. Son avis sur l'etat de l'Internet en 2006: un monde de l'information qui s'organise et qui se monetise mieux. A lire et chacun se fera son avis.





mercredi, novembre 08, 2006

Gmail sur mobile

ok ca marche enfin! Gmail est enfin disponible sur votre dernier joujou mobile. Les indications sur le site de Gmail semblent simples, mais en fait il s'est agi d'un vrai parcours du combattant pour l'installer sur mon Treo 650 (mon joujou a moi). Alors rendez-vous sur gmail.com/app pour le telechargement. Sacre bleu de screu gneu gneu !!! Ca s'obstine a vouloir se mettre sur ma SD CARD. Un petit tour sur les forums de discussions, et je comprends qu'il me faut la JVM sur mon Treo. Une fois la Java Virtual Machine installee,l'installation peut se poursuivre sans anicroche. Google aurait pu annoncer la couleur !

Quid du confort d'utilisation? C'est beaucoup plus rapide que l'application Wap de Gmail et l'experience est assez similaire que sur l'application web. Un petit bemol: l'application me demande si je souhaite rester connectee, mais ca ne checke pas l'arrivee de nouveaux emails pour autant! C'est assez sympathique, j'arrive a lire mes fichiers attaches et/ou chercher dans mes emails de maniere plus aisee. Je ne sais pas si ca marche en dehors des US, je mettrai a profit mon prochain voyage pour verifier.

ok, bon c'est pas tout ca, mais j'ai du pain sur la planche!





Conversations en bords de rive (1): Africa by African


Sanaga Peregrinations inaugure un nouveau type d'entretiens, les conversations en bords de rive. Les invites, entrepreneurs, decideurs, artistes mais resolumment africains viendront partager avec nous leur vision d'une Afrique en marche !

Pour le 1er volet, nous tenions a vous presenter Cedric qui est derriere la marque de tee-shirts Africa by African. J'ai litteralement eu un coup de coeur pour ces tee-shirts decourverts lors d'une de mes errances cybernetiques. A.by.A be proud of Africa. Un beau projet avec un concept plein d'humanisme. Kudos to A.by.A !

Sanaga: Qu'est-ce que Africa by African?

Africa by African est une "marque-concept" qui a pour but véhiculer une image de l'Afrique à travers des tee-shirts qui consistera à abreuver les esprits de photos, d'images, de logos et de messages positifs sur l'Afrique.

Sanaga: Comment vous est venue l'idée de A by A?

L'idée de la marque est venue de ma volonté d'apporté une contribution à l'évolution de l'Afrique. Beaucoup de projets ont déjà été mis en place pour aider l'Afrique dans ce sens, mais j'ai voulu le faire d'une manière différente, j’ai pris une approche plus subliminale et ludique. Vous me demanderez en quoi est ce que je contribue à l'évolution de l'Afrique en vendant des tee-shirts avec des messages positifs?
Je vous répondrais que "la pensée positive ouvre les portes à l'accomplissement et au succès." Et l'évolution de nos mentalités passeront par là, ceci est mon humble avis et je ne tiens pas a susciter un débat. Et le but à court terme de la marque est de reverser de l'argent à une association qui aura pour but de donner un coup de pouce aux africains à devenir indépendant et pouvoir s'en sortir sans l’aide de personne, et c'est ainsi que je contribuerais à l'évolution de l'Afrique. Mais ce sera pas ma contribution à moi tout seul, mais sera la contribution de tous ceux qui adhéreront à ce projet.


Sanaga: Editeur de tee-shirts ou designer : quelle est la différence?

Comme je l'ai dit plus haut A.by.A est une "marque-concept". Car c’est une marque qui n'existerait pas sans le concept et vice versa. Et la marque se positionne pour l'instant clairement comme un éditeur de tee-shirts et évoluera en fonction de sa clientèle.


Sanaga: Vous vous voyez moins artiste que business man?

Je me vois très clairement comme un business man, mais avec d'autres valeurs avec un coté un peu philanthrope, car je pense qu'il est possible de faire du business et d'aider son prochain. Par contre le côté artistique c est une autre histoire, car si je l'étais je pense que ce serait une catastrophe...


Sanaga: Quel est le modèle d'affaires d’A.by.A?

Mon business model n’est pas différent de celui des business classiques de production, d'édition et de vente tee-shirts.


Sanaga: Apres le Cameroun, la Cote d'Ivoire et le Sénégal quels sont les autres pays pour la prochaine collection?

Les trois premiers pays qui ont été produits pour la collection "I Love" ne sont pas restreints, tout au contraire j'aspire à ce tous les pays soient représentés, malheureusement nous sommes encore une petite entreprise et nous ne disposons pas des ressources financières qui nous permettraient de généraliser la production à toute l'Afrique. J'en profite pour inviter d'éventuels investisseurs à ce joindre à nous.

Sanaga: Pensez vous devenir un nouveau Malamine Koné ou un nouveau Mohamed Dia?

Je ne veux pas devenir le nouveau Malamine Koné ou le nouveau Mohamed Dia même s'ils sont deux modèles de réussite qui méritent d'être mis en avant.
Je souhaite que A.by.A atteigne ses objectifs, redonnant à chacun, africains, occidentaux, asiatiques et arabes, et même les martiens la possibilité de voir l'Afrique sous un jour différent, à travers des messages retranscrits sur divers supports, sortant ainsi des préjugés qui nourrissent très souvent le racisme ordinaire.


Sanaga: Ou peut-on commander?

Pour commander pour l'instant en attendant le site marchand il faut envoyer un mail à
abya06@gmail.com en précisant son choix et son modèle. Vous pouvez passer en revue les differents modeles sur le site www.africabyafrican.com

Exclusivité Sanaga : un nouveau logo est prévu pour Décembre. Les bénéfices de la vente seront reverses à une association pour permettre a quelques enfants en Afrique d’avoir un jour de Noel heureux.

N'oubliez pas de montrer votre african pride sur votre tee-shirt, en plus c'est pour une bonne cause :)
Bon,il est temps pour moi d'aller decaler plus loin. Le look A.by.A en plus !

dimanche, novembre 05, 2006

A part ca quoi de neuf? 5-11-2006

  • Regional integration as a strategy for African development: une des contraintes a la croissance des economies africaines ne viendrait-elle pas du manque d'integration regionale? Un commentaire interessant d'Ethan Zuckermann sur la prise de position de Dr. Nancy Birdsall, directrice du Center for Development Economics. "Birdsall suggests, nations need to trade with each other more, creating larger, more attractive markets and reaping economies of scale. It makes very little sense for each state in Africa to build their own garment industry…" Dans la meme lignee, chaque pays a t'il besoin d'avoir une compagnie aerienne nationale ? Pourquoi les exports vers d'autres pays africains ne representent que 10% du total des exporations du continent. Ethan avance des arguments en faveur d'une zone de libre-echange pan-africaine.

  • Comment va l'Afrique? (via BBC)Le rapport de la Banque Mondiale sur l'etat du developpement de l'Afrique vient d'etre publie. L'etude annuelle revele que certains progres ont ete accomplis, notamment avec une croissance economique de 4.5%, moins de conflits. Selon Gobind Nankani,vice-president de la Banque Mondiale pour la region Afrique, "Africa today is a continent on the move, making tangible progress on delivering better health, education, growth, trade and poverty-reduction outcomes."

  • Le sommet Chine-Afrique de Beijing s'est ouvert hier. Faisant suite a la visite recente du premier ministre chinois Wen Jiabao dans 7 pays africains, 48 leaders africains se retrouvent a Beijing dans le but de renforcer les relations commerciales entre le continent africain et la Chine. Selon Chippla Vandu, "for now, China appears to be doing something which neither the United States nor Europe did—engaging Africa. Whether this is solely driven by China's need for raw materials or also to increase its global sphere of influence would be debated for a long time to come." La Chine fait les yeux de Chimene a l'Afrique dans le but d'avoir acces a ses ressources naturelles. L'histoire n'est pas nouvelle, car avant la Chine, nous avons eu l'Europe et les Etats-Unis. Ce qui change la donne? D'aucuns, a l'instar du president du Bostwana Festus Mogae, voudraient voir dans ce nouvel interet, un partenariat d'egaux. A lire aussi: Grandiose Parlor. Affaire a suivre.

Microsoft-Netscape : la bataille de l'Internet il y a 10 ans

Il ya 10 ans, Time Magazine, sur la page de couverture posait la question de l'avenir de l'internet "Whose Web will it be?" et couvrait la bataille entre Microsoft et Netscape dans un article intitule "Winner take all". (via Google Blogscoped) En toile de fond, le controle de l'Internet, que le vainqueur de ce que l'on appelait alors la "bataille des navigateurs." Les protagnistes d'alors etaient Microsoft, le mastodonte de l'industrie logicielle qui en etait a sa version 3.0 d'Internet Explorer (ca ne nous rajeunit malheureusement pas), et Netscape avec son Navigator. Les enjeux d'alors allaient plus loin qu'une simple suprematie sur le marche des navigateurs.

"
Netscape's Navigator had the potential to be the next Windows: a method for launching programs and calling up information not only from the Internet but also from corporate networks and even from the user's own PC. [...]" Netscape avait alors un objectif clair et defini : "to use the Internet to make Microsoft Windows irrelevant."

Aujourd'hui, la bataille continue avec encore plus de rage, Microsoft est toujours en lice pour le controle de l'Internet, mais la firme de Redmond fait desormais face a la rude competition de plusieurs rivaux, dont Google.

10 ans plus tard, les protagonistes ont evolue et avec eux les modalites de ce combat singulier pour le controle de l'Internet. Un axiome selon lequel Internet demeure "the next big Thing" se veut indubitable.

Qui sera l'ultime vainqueur? Pour Clausewitz, "La victoire revient à celui qui tient le dernier quart d'heure", alors rendez-vous dans 10 ans !