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dimanche, septembre 10, 2006

Biblio (1) : Verre Cassé d'Alain Mabanckou

Lors de mon dernier zapping tele, je suis tombee sur Alain Mabanckou, invite de l'emission de Frederic Ferney "le Bateau Livre" sur France 5. L'auteur Congolais etait venu y presenter son dernier ouvrage "Memoires de Porc Epic". Je n'ai pas encore eu l'ouvrage entre les mains, mais des que ce sera fait, je me fendrais d'un post. Pour ceux qui ne connaissent pas encore Mabanckou, rendez-vous sur son blog, sinon dans ses livres, ou il porte tres haut les couleurs de la litterature africaine.

Le livre dont je voudrais parler aujourd'hui, est celui qui a fait de lui au moins une "star" sinon un multi-primé, Verre Cassé. Dans ce roman, Verre Cassé, un "con des neiges d'antan" est un ancien maitre d'école reconverti en client assidu de bar, qui nous transporte dans le quartier des Trois-Cents quelque part au Congo Brazzaville. Au fil des lignes de son cahier, on découvre les libations et les histoires des éclopés de la vie, amarres au comptoir du bar "le Crédit a Voyage", "cet endroit unique au monde si on ne tient pas compte de La Cathédrale de New Bell à Douala, au Cameroun". La misère morale et l'unicité des personnages tel que l'Escargot, le président Adrien Lokouta Eleki Mingi ou Robinette, savamment contées, nous les rendent sympathiques et terriblement familiers. Familiers car cela nous rappelle une Afrique haute en couleurs, truculente. Des histoires de vie, banales et si saisissantes, se voient couchées au fil des lignes sans ponctuation aucune si ce n'est des virgules. La verve est sans pareil, le ton est decapant, on rit beaucoup et on reste songeur parfois.

Ca se lit comme on boit le scotch, d'un trait !



2 comments:

Eddy 2Kid a dit…

J'ai lu "Verre Cassé" d'alain mabanckou.
Mes impressions du bouquin sont, on va dire partagées. Autant j'ai bien rigolé au début, c'était trop hilarant, surtout l'histoire du president qui veut aussi entrer dans la postérité comme son ministre, autant la suite m'a un peu gêné par sa vulgarité, bon disons comme j'ai senti: par son extrême vulgarité.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est pas un livre à mettre entre toutes les mains.
Il n'empeche, malgré ce depucelage douloureux (loool dsl, étant donné que c'est mon premier roman d'alain que je lisais, j'ai pas pu m'empecher ce parallele), malgré ce douloureux depucelage donc, je compte continuer avec 'mémoires d'un porc-epic'.

Lydie a dit…

En effet, le livre verse parfois dans le tres derangeant. Et finalement la fin s'accelere dans les dernieres pages et on dit ouf. car il tire en longueur sur des dizaines de pages. Quant a ses memoires de porc-epic, j'ai l'impression que alain tire sur la meme ficelle qui a fait son succes sur Verre Casse. Je vais poster une revue dessus des que je trouve 5 minutes.